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Contes traditionnels, créations contemporaines, pour tous les publics, de la petite enfance à l'adulte

Kalavrita des mille Antigone

Charlotte Delbo

En décembre 1943, les troupes allemandes, harcelées par les partisans, encerclent le village de Kalavrita, dans le Péloponnèse. Elles vont y fusiller tous les hommes de 16 à 70 ans. En 1979, Charlotte Delbo, ancienne secrétaire de Luis Jouvet, militante communiste et surtout rescapée d’Auschwitz, visite le village. Elle en tire une nouvelle bouleversante, qui met en exergue tant l’implacable froideur de la logique militaire que la grande noblesse de ces paysannes acharnées à rendre à leurs morts un dernier hommage.

17,00 €

Kalavrita des mille Antigone

On ne peut que féliciter les voix et le jeu de Philippe Campiche et d'Isabelle Bouhet. Aurélie Zbos, Lire dans le noir


« On connaît l'histoire d'Antigone qui, malgré l'interdit, veut donner une sépulture à son frère. Ici, ce sont mille femmes d'un village du Péloponnèse en Grèce qui, en réponse au massacre perpétré par les nazis, vont ériger de leurs mains un mausolée à la mémoire de leurs hommes. Philippe Campiche s'attaque à une œuvre dense, au sujet foisonnant d'émotions que referme le texte de Charlotte Delbo. Cette dernière, écrivain et rescapée d'Auschwitz, visite le village de Kalavrita en 1982. Elle en tire un récit bouleversant qui met en exergue l'implacable froideur de la logique militaire, mais surtout la grande noblesse de ces paysannes acharnées à donner à leurs morts un dernier hommage. On parle certes d'un massacre, et de l'indicible douleur qu'il engendre, mais aussi de la vie, des enfants à nourrir, des bêtes à soigner, des morts à enterrer comme il se doit afin que les vivants puissent continuer leur chemin. Le récit de ces femmes qui affrontent, assument et s'élèvent au-dessus du désespoir pour témoigner, donne à ce texte le souffle d'une épopée.

Philippe Campiche et Isabelle Bouhet sont les récitants, dans un rôle de guide et de témoin. Ils nous donnent à voir la formidable capacité de résilience de l'humanité et l'infaillible lueur de beauté et d'espoir qui nous fait signe au bout du tunnel. Ils sont accompagnés dans leur traversée par trois musiciens qui offrent aux mots un véritable écrin, si bien que le son mêlé de la harpe, du piano et du violoncelle constitue un personnage à part entière de cette création. La partition musicale, alliée à la présence pleine d'intensité des conteurs, est d'ailleurs des plus réussie. »
La depeche.fr


Auteurs Charlotte Delbo
Interprètes Philippe Campiche, Isabelle Bouhet

Musique Maël Godinat, Julie Campiche, Jacques Bouduban
Illustration Thomas Grand
Collection A la marge
Langue Français
Durée 60 mn - Digipack 1 CD
REF ODL713
EAN 9782917333389
ISBN 9782917333389
Ados et Adultes

Presse Le Temps

Elle est là, la force de cette création : une manière de rester concret et de retenir l’émotion pour mieux ressentir le déchirement...

Chronique "Kalavrita des mille Antigone" finaliste du prix Lire dans le Noir

Kalavrita est une petite ville en Grèce, plutôt touristique. C'est aujourd'hui le premier domaine skiable du Péloponnèse. Dans la mythologie grecque, Antigone désobéit à son oncle le roi de Thèbes. Elle enterre son frère Polynice jugé traître à la Cité et laissé sans sépulture. Kalavrita des mille Antigone, c'est le titre d'un récit insoutenable mais dont on ne peut décrocher. En 1979, Charlotte Delbo, résistante, ancienne rescapée d'Auschwitz devenue femme de lettres, visite Kalavrita. Elle en signe une nouvelle bouleversante. En décembre 1943, en représailles à la mort de soldats allemands, les hommes du village sont arrachés à leur famille puis massacrés par les Nazis. Les proches restés en vie, les femmes et les enfants, vont œuvrer pour les enterrer dignement.

On ne peut que féliciter les voix et le jeu de Philippe Campiche et d'Isabelle Bouhet. On applaudit également Maël Godinat pour la musique. Ensemble, pas à pas, dans un rythme lent mais assuré, ils nous amènent au bout du drame, jusqu'à aujourd'hui. A l'origine joué sur une scène devant un public, ils ont su donner toute la vie et toute la force nécessaire face à tant de mort et de douleur. On parle même d'un oratorio, c'est-à-dire d'une œuvre lyrique dramatique représenté sans mise en scène, ni costumes, ni décors." Aurélie Zbos

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