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Contes traditionnels, créations contemporaines, pour tous les publics, de la petite enfance à l'adulte

La danse des pois

Cela fait bientôt 15 ans qu’Élisabeth Calandry a rencontré sur une plage bretonne, Anatole Le Braz. Certes il était décédé au début du XXème siècle mais ses légendes armoricaines l’ont tant impressionnée que depuis elles l’accompagnent… Revenants, capitaines et naufragés se mèlent et s’emmèlent dans de mystèrieuses histoires pas si noires que l’on pourrait le croire.

17,00 €

La danse des pois

Un gros coup de cœur! Entre violon et cornemuse, voilà des histoires qui fleurent bon la Bretagne. La mare aux mots

Un gros coup de cœur! Entre violon et cornemuse, voilà des histoires qui fleurent bon la Bretagne. La mare aux mots


«… En Bretagne, la peste ressemble à une vieille qui a besoin d’aide pour traverser la rivière, le capitaine orphelin épouse la fille du roi d’Angleterre, les revenants vous portent sur leur dos et les pois dansent… Toutes ces histoires qui m’accompagnent depuis plus d’un an sur scène, m’étonnent et m’intriguent encore... mais surtout, c’est leur humour noir, discret et décapant que j’affectionne...» Élisabeth Calandry

Élisabeth Calandry, raconte à voix nue ou partage la scène avec un musicien ou un autre conteur. Le travail en solo nourrit le travail en duo et réciproquement… Contes populaires, légendes, ritournelles et formulettes, mythes, nouvelles, petits bouts de vie, et mensonges divers sont adaptés librement de récits du monde entier et plus particulièrement des Alpes. Élisabeth Calandry est artiste associée au Centre des Arts du Récit en Isère depuis 1995.


Auteurs & interprètesÉlisabeth Calandry
Musique Nathalie Berbaum
Illustration Nancy Ribard
Collection Contes d'auteurs
Langue Français
Durée 39 mn - Digipack 1 CD
REF ODL674
EAN 9782917333112
ISBN 9782917333112
8 ans et +

Coup de cœur La danse des pois chroniquée par la Mare aux mots

Un gros coup de cœur! Avec en arrière-plan flûte à bec, violon ou encore cornemuse du Centre, Élisabeth Calandry nous raconte des histoires qui fleurent bon la Bretagne. La mort y est très présente : on y trouve pêle-mêle des pendus qu’on laisse accrochés et qui reviennent nous hanter, des marins qui meurent en mer ou des revenants très actifs dans le monde des vivants... Ce n’est jamais effrayant mais je déconseillerai quand même de faire écouter cet album aux plus jeunes ! On est happé par ces récits adaptés d’après La légende de la mort chez les Bretons armoricains d’Anatole Le Braz, c’est captivant. Une vraie merveille, une petite pépite à se procurer de toute urgence. Gabriel Lucas

Presse TRAD magazine Mars/Avril 2009

Elisabeth Calandry est reconnue par ses pairs dans un pays, le bassin grenoblois, qui pourtant ne manque pas de conteurs ni de conteuses : en témoignent le célèbre festival des Arts du Récit (où bien des fois se sont croisés des Yannick Jaulin, des Sotigui Kouyaté, pour s’en tenir aux stars), ou encore le label Ouï Dire, spécialisé dans l’édition de contes sur CD. En dix ans, elle y a multiplié les créations adaptées du fonds traditionnel, folkloriste (Les pierres caillasses d’après George Sand) ou de collectes personnelles sur l’Histoire ouvrière locale (Fil de soie, fils de vies), ces deux spectacles en duo avec le conteur Dominic Toutain. Sa rencontre, voici trois ans, avec Nathalie Berbaum, violoniste (Kordévan, Plein Chant avec Gérard Pierron…), chercheuse de mots et costumière, débouche sur un duo qui, après trois spectacles, et à l’heure où l’on fait et défait des groupes toutes les cinq minutes, est un vrai gage d’amitié et de complicité artistique. Dès leur premier spectacle, elles forment en scène une entité où chacune trouve son équilibre dans la connivence avec l’autre. Bergères, en 2006, est une adaptation entièrement acoustique – violon et voix - des célèbres collectes alpines de Charles Joisten. Suit La mouche et l’abeille en 2007, contes, comptines et chansons pour les tout petits.
Le troisième spectacle, La danse des pois, adapte une dizaine de récits « collectés » par le folkloriste Anatole Le Braz pour ses Légendes de la mort (1893-1902), à l’origine en partie de l’actuel imaginaire breton. Il est également une porte ouverte sur l’électroacoustique. Habitué à créer dans le dénuement, le duo a habilement mis ici le manque de moyens au service d’une esthétique de la sobriété : deux femmes seules en scène, sans décor ni accessoires, tissent un entrelacs sonore où mots et musique se croisent comme trame et chaîne. Intimement mêlées, confidences de la conteuse et interventions de la musicienne (violon, chant, effets, composition et écriture) brossent ainsi un univers presque intemporel, qui tient curieusement à la fois du légendaire breton (landes et marins), du roman-feuilleton français en vogue à la fin du XIXe siècle (la longue histoire de Jean Carré) et de la dimension picaresque à l’oeuvre dans le génial Manuscrit trouvé à Saragosse de Jan Potocki (pendus qui parlent, auberges rêvées, et structures à rallonge). La musique se propose comme montage de séquences sonores empruntées à la Bretagne ou l’Irlande, comptines, chants de marins, et effets d’ambiance utilisant tous les registres du violon, relayés par un discret boucleur, une boîte d’effets, et efficacement spatialisés quand les conditions techniques le permettent.
On pénètre ainsi en douceur dans un monde où procédés narratifs (allégorie de l’homme qui porte la peste sur le dos, ellipses…) et thèmes du fantastique régionaliste (intersignes, vieillards décédés qui refusent de quitter le logis, batailles de spectres, ce fameux miroir-épave ailleurs réactualisé par Alain Robbe-Grillet, etc.) opèrent à la fois comme variation sur le réel (à l’instar de la variation musicale sur un thème), subversion, vecteur d’initiation du personnage et, au final, acceptation du quotidien. Sans porter jusqu’à leur point de contradiction les ambiguïtés à l’œuvre dans le conte fantastique, les deux artistes choisissent avec humour de surligner ça et là l’ironie qui baigne ces textes légèrement actualisés quant au découpage et aux temps (présent, passé composé) de la narration. Les projets ? Un travail sur les chants d’oiseaux (commande d’un parc régional), un autre à partir de la mythologie navajo. Se dessine ainsi, trait par trait, la carte imaginaire d’un légendaire contemporain subtilement réécrit et mis en formes. Un territoire, rêve de chacun de nous, où mots et musique se complètent, se cherchent et s’entraident. (Christophe Sacchettini)

Chronique L'heure joyeuse 2010

Après Bergères, Elizabeth Calandry présente des histoires de Bretagne reprenant des éléments fantastiques, inspirées de La légende de la mort chez les Bretons armoricains d'Anatole Le Braz écrit à la fin du 19e. Bien sûr ces histoires ne sont guère souriantes, mais la complicité qui existe entre conteuse et musicienne accroche l'oreille rapidement. Des histoires quotidiennes mais qui dérapent (pois sauteurs, miroirs qui pleurent...) alternent avec des récits plus historiques, mettant en scène noyés ou revenants. La musicienne crée un univers sonore aussi inventif que surprenant, s'appuyant sur des musiques traditionnelles de Bretagne ou d'ailleurs, revisitées avec talent. Elles collent aux récits racontés sobrement, faisant ressortir leur caractère insolite et noir cependant non dénué d'humour.

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