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Contes traditionnels, créations contemporaines, pour tous les publics, de la petite enfance à l'adulte

Récits de vie en temps de guerre

Dans ces récits, Jihad Darwiche, rapporte avec une paradoxale tendresse, toute la violence de conflits inhumains, avec un recul qui se nomme tout simplement humanité. Il sait faire mouche en ne versant jamais dans la sensiblerie et parvient en toute pudeur à trouver le lien infime entre la larme et le sourire. Il nous conte non seulement des moments tragiques, mais aussi les souvenirs de personnes aux destins oubliés qui constituent le tissu humain libanais. Délicatement enveloppé par le piano d’Henry Torgue, ces histoires nous rappellent que la guerre et la déraison ne sont pas que des images ou des mots médiatiques, mais des vies chamboulées.

17,00 €

Récits de vie en temps de guerre

Un ouvrage fascinant mettant en scène des histoires vraies, émouvantes avec pudeur et délicatesse. Prix Handi-livres


Ce dompteur de mots, escrimeur du verbe, sait faire mouche en ne versant jamais dans la sensiblerie. Cet équilibriste, parvient en toute pudeur à trouver le lien infime entre la larme et le sourire, raconte non seulement des moments tragiques, mais aussi les souvenirs de personnes aux destins oubliés qui constituent le tissu humain libanais.

Jihad Darwiche est né en 1951 à Marwaniyé, un petit village du Sud-Liban. Son enfance a été bercée par les contes, la poésie et les récits traditionnels de l’Orient que racontaient sa mère et les femmes du quartier. En 1961, il habite la vieille ville de Saïda, où la tradition du conte est encore vivace. Dans les ruelles étroites, les voisins passent leurs matinées à discuter d’une fenêtre à l’autre et à se raconter les rêves de la nuit (de vrais contes de fées) en buvant le café à la cardamome... Après avoir étudié successivement à Beyrouth puis à Montpellier, Jihad devient journaliste, métier qu’il exercera de 1975 à 1983. Cette année-là, il rejoint la France où il est d’abord professeur d’arabe avant de devenir conteur en 1984. Depuis, il anime des veillées de contes où s’entremèlent le merveilleux des Mille et Une Nuits, la sagesse et le sourire. Il intervient également dans les bibliothèques, écoles, ou prisons. Autant de lieux où il anime des ateliers d’écriture, de création ainsi que des stages de formation à l’art du conte.

Henry Torgue. Passionné par les relations de la musique avec les autres arts, Henry Torgue a principalement composé pour l’audiovisuel et la scène : quinze ans d’étroite collaboration avec le chorégraphe Jean-Claude Gallotta (Ulysse, Mammame, Docteur Labus, Premonitions…) puis avec Carolyn Carlson (Ice) et le metteur en scène Philippe Genty (Voyageur immobile, Dédale, La fin des terres) lui ont permis de développer un paysage sensible et très diversifié né du dialogue avec l’image. De nombreux CD réalisés avec Serge Houppin et parus chez Spalax-music et Hopi Mesa témoignent de ces rencontres. Avec les chorégraphes issus des danses urbaines (Bouba Landrille Tchouda (Malandragem, Regarde-moi), Christophe Roser (Case départ), sa musique met son lyrisme au service de leur énergie. Pour cheminer au fil du conte, Henry Torgue retrouve le piano, son confident-complice.


Auteurs & interprètesJihad Darwiche
Musique Henry Torgue
Illustration Ghislaine Chortey
Collection Contes d'auteurs
Langue Français
Durée 56 mn - Digipack 1 CD
REF ODL671
EAN 9782917333082
ISBN 9782917333082
Ados et Adultes

Prix Prix du livre audio Handi-livres 2010

Sous la présidence de Robert Hossein, le prix du livre audio Handi-livres 2010 a été décerné à Jihad Darwiche pour son disque Récits de vie en temps de guerre. “...Cet ouvrage fascinant met en scène des histoires vraies, émouvantes et tragiques avec pudeur et délicatesse. Il met surtout en lumière le désir de chacun d’avancer quand il doit faire face aux obstacles de la vie...”

Jihad Darwiche nous livre 15 histoires de vie en temps de guerre au Liban. Ce n’est pas l’histoire du conflit, il ne raconte pas la souffrance ou les douleurs, mais plutôt comment la vie s’est organisée, comment les gens ont continué d’avancer pendant les combats et les bombardements. Car la vie continue même en temps de guerre, comme ce jour où l’auteur qui se rendait dans un village pour couvrir le conflit en tant que journaliste est tombé sur une jeune femme en pleine campagne : « elle était penchée, elle travaillait avec le calme du paysan qui travaille sa terre tous les jours, comme si la guerre n’existait pas, comme si les explosions n’existaient pas.(…) Mon premier réflexe c’était de la secouer et lui dire qu’il ne fallait pas rester ici (…), mais j’ai commencé à voir autour de cette femme, les plantes, les fleurs… Et je me suis rappelée qu’on était au printemps et que le printemps était beau au sud Liban. »

La guerre ne supplante pas l’amour, le travail, la famille ou encore la dignité. Jihad Darwiche nous conte l’histoire de Nabyl. « Nabyl n’a jamais porté de pyjama de sa vie, il disait que ça l’empêchait de dormir. Pourtant, le 2ème jour de la guerre, il est allé s’acheter un pyjama tout neuf. » et quand on lui demande pourquoi, il répond : « je me dis que si on vient à me bombarder si on me trouve mort, au moins que je sois habillé de façon décente. ! » Entre scènes de la vie quotidienne et anecdotes, certains récits sont plus durs ; comme l’histoire de ce papa qui, surpris en pleine nuit par les bombardements a voulu prendre sa fille dans son lit et sortir de la maison, mais il s’est trompé et a pris l’ours en peluche. Il est retourné sauver sa fille qui s’est alors mise à pleurer car son ourson était resté dans sa chambre. Pour palier la tristesse de son enfant, le père est retourné dans la maison chercher le jouet… Il n’est jamais ressorti. L’ouvrage se termine par un plaidoyer pour l’Amour. « Encore hier je reniais mon ami lorsque sa religion n’était pas proche de la mienne, mais mon cœur accepte dorénavant toutes les images (…) Ma religion est la religion de l’amour, peu importe où les caravanes de l’Amour se dirigent. L’Amour est ma religion et ma foi. »

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