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Contes traditionnels, créations contemporaines, pour tous les publics, de la petite enfance à l'adulte

Bergères

Élisabeth Calandry s’empare avec bonheur de ces contes issus du collectage de Charles Joisten : elle y ajoute ses couleurs et nous fait redécouvrir l’étrange univers des êtres fantastiques des Alpes. Les musiques de Nathalie Berbaum sont variées, les arrangements drôles et si c’est le violon qui montre le chemin, c’est parce que depuis presque deux siècles, il demeure avec la malice la meilleure arme quand on croise le loup…

17,00 €

Bergères

Les bergères, vous les connaissez, ce sont toutes ces filles qui n’ont pas peur du loup et qu’un berger attend quelque part.


de 1951 à 1975, Charles Joisten a visité la plupart des communes de l’Isère, des deux Savoies, des Hautes Alpes et de la Drôme. Il a noté des contes et des légendes par milliers. C’est de ce collectage qu’est né ce disque.

La création musicale. La musique de Bergères, c’est ma première création de musicienne aux côtés d’Élisabeth Calandry. Au début la tentation était grande de sortir tout un instrumentarium riche en couleurs, en matières sonores diverses. Le désir du violon et uniquement le violon, était très fort chez Élisabeth. Ce « cahier des charges » m’a obligée à fouiller, partir en exploratrice de mon instrument et du répertoire Alpin : chansons traditionnelles, rigodons (musiques et danses typiques du Dauphiné), percussions corporelles, improvisations... Dans ce disque, le violon retrouve sa fonction de compagnon des sortilèges de la vie quotidienne : douceur d’une berceuse, rêverie d’une ballade, diableries de la danse…

Élisabeth Calandry, raconte à voix nue ou partage la scène avec un musicien ou un autre conteur. Le travail en solo nourrit le travail en duo et réciproquement… Contes populaires, légendes, ritournelles et formulettes, mythes, nouvelles, petits bouts de vie, et mensonges divers sont adaptés librement de récits du monde entier et plus particulièrement des Alpes. Élisabeth Calandry est artiste associée au Centre des Arts du Récit en Isère depuis 1995.


Auteurs & interprètesÉlisabeth Calandry
Musique Nathalie Berbaum
Illustration Valérie Dumas
Collection Contes d'auteurs
Langue Français
Durée 50 mn - Digipack 1 CD
REF ODL664
EAN 9782917333037
ISBN 9782917333037
8 ans et +

Presse TRAD magazine Mars/Avril 2009

Elisabeth Calandry est reconnue par ses pairs dans un pays, le bassin grenoblois, qui pourtant ne manque pas de conteurs ni de conteuses : en témoignent le célèbre festival des Arts du Récit (où bien des fois se sont croisés des Yannick Jaulin, des Sotigui Kouyaté, pour s’en tenir aux stars), ou encore le label Ouï Dire, spécialisé dans l’édition de contes sur CD. En dix ans, elle y a multiplié les créations adaptées du fonds traditionnel, folkloriste (Les pierres caillasses d’après George Sand) ou de collectes personnelles sur l’Histoire ouvrière locale (Fil de soie, fils de vies), ces deux spectacles en duo avec le conteur Dominic Toutain. Sa rencontre, voici trois ans, avec Nathalie Berbaum, violoniste (Kordévan, Plein Chant avec Gérard Pierron…), chercheuse de mots et costumière, débouche sur un duo qui, après trois spectacles, et à l’heure où l’on fait et défait des groupes toutes les cinq minutes, est un vrai gage d’amitié et de complicité artistique. Dès leur premier spectacle, elles forment en scène une entité où chacune trouve son équilibre dans la connivence avec l’autre. Bergères, en 2006, est une adaptation entièrement acoustique – violon et voix - des célèbres collectes alpines de Charles Joisten. Suit La mouche et l’abeille en 2007, contes, comptines et chansons pour les tout petits.
Le troisième spectacle, La danse des pois, adapte une dizaine de récits « collectés » par le folkloriste Anatole Le Braz pour ses Légendes de la mort (1893-1902), à l’origine en partie de l’actuel imaginaire breton. Il est également une porte ouverte sur l’électroacoustique. Habitué à créer dans le dénuement, le duo a habilement mis ici le manque de moyens au service d’une esthétique de la sobriété : deux femmes seules en scène, sans décor ni accessoires, tissent un entrelacs sonore où mots et musique se croisent comme trame et chaîne. Intimement mêlées, confidences de la conteuse et interventions de la musicienne (violon, chant, effets, composition et écriture) brossent ainsi un univers presque intemporel, qui tient curieusement à la fois du légendaire breton (landes et marins), du roman-feuilleton français en vogue à la fin du XIXe siècle (la longue histoire de Jean Carré) et de la dimension picaresque à l’oeuvre dans le génial Manuscrit trouvé à Saragosse de Jan Potocki (pendus qui parlent, auberges rêvées, et structures à rallonge). La musique se propose comme montage de séquences sonores empruntées à la Bretagne ou l’Irlande, comptines, chants de marins, et effets d’ambiance utilisant tous les registres du violon, relayés par un discret boucleur, une boîte d’effets, et efficacement spatialisés quand les conditions techniques le permettent.
On pénètre ainsi en douceur dans un monde où procédés narratifs (allégorie de l’homme qui porte la peste sur le dos, ellipses…) et thèmes du fantastique régionaliste (intersignes, vieillards décédés qui refusent de quitter le logis, batailles de spectres, ce fameux miroir-épave ailleurs réactualisé par Alain Robbe-Grillet, etc.) opèrent à la fois comme variation sur le réel (à l’instar de la variation musicale sur un thème), subversion, vecteur d’initiation du personnage et, au final, acceptation du quotidien. Sans porter jusqu’à leur point de contradiction les ambiguïtés à l’œuvre dans le conte fantastique, les deux artistes choisissent avec humour de surligner ça et là l’ironie qui baigne ces textes légèrement actualisés quant au découpage et aux temps (présent, passé composé) de la narration. Les projets ? Un travail sur les chants d’oiseaux (commande d’un parc régional), un autre à partir de la mythologie navajo. Se dessine ainsi, trait par trait, la carte imaginaire d’un légendaire contemporain subtilement réécrit et mis en formes. Un territoire, rêve de chacun de nous, où mots et musique se complètent, se cherchent et s’entraident. (Christophe Sacchettini)

Chronique L'heure joyeuse 2010

Ces contes traditionnels proviennent d'un collectage entrepris dans le Massif Alpin au milieu du 20ème siècle. Ils se montrent aussi variés que remarquablement écrits, conservant une sorte « d’oralité dans l'écriture » : contes à épreuves, contes randonnées, contes d'animaux,... On y trouve histoires malicieuses ou contes inquiétants, dans lesquels la montagne est omniprésente. Leur enchaînement est soigneusement conçu grâce aux ponctuations musicales, au violon et aux bruitages de Nathalie Berbaum. La conteuse a un débit sobre, adapté aux différents types de contes, jouant sur les rythmes selon les histoires : randonnées scandées (J'ai perdu ma barrette), conte slamé (La barrette de ma Grand-Mère)... Une très belle découverte !

Chronique Adem, sélection CD février 2008

Les contes, les histoires, font partie du patrimoine au même titre que les chansons, la musique traditionnelle. Dans cet ouvrage Elizabeth Calandry nous fait partager des contes des Alpes, avec des être fantastiques, des incantations. Ils sont accompagnés par le violon, utilisé avec beaucoup d’imagination par Nathalie Berbaum, qui signe aussi les bruitages et les percussions. Violon qui, depuis deux siècles demeure, avec la malice, le meilleur rempart contre les loups.

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